Logiciel registre phyto : préparer et relire son registre en 2026
Ce que la loi demande, ce qu'il faut noter à chaque traitement, combien de temps le garder, et comment le remplir sans double saisie.
Rédigé par Victorien Binant (Agriia) · Publié le 13 juin 2026 · Mis à jour le 2 octobre 2026
Le registre phytosanitaire est obligatoire depuis le règlement (CE) 1107/2009. À partir du 1er janvier 2027, le règlement (UE) 2023/564, dont l'application a été reportée d'un an par le règlement 2025/2203, impose l'enregistrement électronique des traitements. Tu peux encore griffonner sur papier, mais les données doivent pouvoir s'exporter sous format numérique exploitable. Un logiciel de registre phyto t'évite la double saisie et prépare un export que tu peux relire avant de le transmettre.
La dématérialisation : contenu renforcé en 2026, numérique en 2027
Deux textes se superposent. Le règlement (CE) 1107/2009 (article 67) et l'arrêté du 16 juin 2009 imposent déjà de tenir un registre de tous les traitements phytopharmaceutiques. Le règlement (UE) 2023/564, applicable aux utilisations à partir du 1er janvier 2027, ajoute l'obligation d'un enregistrement électronique : les données doivent être consignées dans un format qui permet leur transmission aux autorités.
En clair
Le papier seul ne suffit plus pour être à l'épreuve d'un contrôle. Il faut une version numérique exploitable et exportable. Un tableur peut convenir s’il respecte le format et conserve toutes les données exigées. Un logiciel évite surtout la ressaisie et facilite les contrôles de cohérence.
Ce qu'on doit obligatoirement y noter
Pour chaque traitement, l'arrêté du 24 décembre 2025 et le Code rural exigent les éléments suivants, à enregistrer sans retard injustifié :
Le produit et son numéro d'AMM : autorisation de mise sur le marché, vérifiable sur le référentiel officiel ANSES e-phy.
La parcelle ou l'îlot traité, et la culture concernée.
La date du traitement.
La dose appliquée (par hectare) et la surface traitée.
La cible : maladie, ravageur ou adventice visé.
La ZNT respectée (Zone Non Traitée) en bordure de point d'eau, propre à chaque produit.
Les autres mentions prévues par l’arrêté français et, séparément, les conditions d’emploi portées par l’AMM et l’étiquette du produit.
À partir de ces données, on calcule l'IFT (Indicateur de Fréquence de Traitements), un indicateur de suivi utilisé par plusieurs dispositifs selon leurs propres règles. Si tu veux comprendre ton IFT et le situer face aux moyennes régionales, regarde notre page IFT face à la moyenne Agreste Hauts-de-France.
Conservation : 5 ans minimum
Le règlement (CE) 1107/2009 fixe un minimum européen de trois ans. En France, l’arrêté du 24 décembre 2025 impose de conserver les informations du registre pendant au moins 5 ans après leur enregistrement, de manière pérenne et intègre.
Que risque un registre absent ou incomplet ?
Les conséquences dépendent du contrôle, du texte et du cahier des charges applicables. Un contrôleur peut relever l’absence du registre, une mention manquante ou une incohérence avec les factures et les usages autorisés. Il ne faut pas résumer tous ces cas à une amende unique.
Contrôle officiel
Les suites sont déterminées par l’autorité selon le manquement constaté.
Conditionnalité et certifications
Une incidence éventuelle dépend de la règle contrôlée et du cahier des charges applicable.
Contrats de filière
Vérifie les pièces demandées dans ton propre contrat, qui peut exiger une traçabilité plus large.
Comment Agriia prépare ton registre à partir de la saisie
Le principe : tu déclares ton intervention une seule fois, puis tu relis les données qui alimentent le registre. Concrètement, dans l'app, ça se passe en quatre étapes :
1
Saisie guidée.
Tu choisis la parcelle, le produit et la dose ; l'app te propose tes parcelles et les produits déjà utilisés, champ par champ.
2
Référentiels proposés.
Agriia rapproche le produit du numéro d’AMM publié par ANSES e-phy. Tu relis l’usage, la dose et les conditions d’emploi avant validation.
3
Indicateur IFT.
Agriia rapporte la dose appliquée à la dose homologuée e-phy disponible, puis pondère par la part de surface traitée. Si la référence manque, le produit compte pour une dose pleine ; sans produit, aucun indice n’est affiché.
4
Export à relire.
Le registre sort en PDF pour être vérifié, archivé et transmis à ton conseiller ou présenté lors d’un contrôle.
La saisie vocale d'intervention est incluse dès le plan Ferme, sous réserve d'activation du service vocal. Tu peux dicter à l'arrêt depuis le téléphone (« bouillie X sur la parcelle Y contre le mildiou ») : les mêmes vérifications s'appliquent, et rien n'est enregistré sans ta validation.
Plus de double saisie, plus d'Excel à reconstituer la veille d'un audit. Le registre se met à jour à mesure des validations et reste exportable en PDF.
Agriia · bêta privée
Ton registre phyto, préparé depuis le champ
Saisie guidée, rapprochement e-phy, indicateur IFT et export à relire. Pour un engagement, vérifie avec le référentiel officiel de la campagne.
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Questions fréquentes
Le registre phytosanitaire devient-il obligatoirement numérique au 1er janvier 2026 ?
Pas en 2026 : en France, les utilisations antérieures au 1er janvier 2027 peuvent ne pas être converties. Pour les utilisations de 2027 à 2029 qui ne sont pas saisies directement au format électronique prescrit, la conversion doit être faite avant le 31 janvier de l'année suivante. À partir de 2030, le délai maximal est de 30 jours après l'utilisation. L'obligation de tenir un registre existe depuis le règlement CE 1107/2009.
Que doit obligatoirement contenir le registre phyto ?
Le socle européen comprend le nom du produit et son numéro d’autorisation, la date et, lorsque c’est pertinent, l’heure de début, la dose appliquée, l’identification et la surface de la parcelle, la culture et, lorsque c’est pertinent, son stade. L’arrêté français du 24 décembre 2025 complète ce contenu. L’enregistrement doit être fait sans retard injustifié. Les conditions d’emploi de l’AMM et de l’étiquette restent à vérifier pour chaque application.
Combien de temps faut-il conserver le registre phytosanitaire ?
Au moins 5 ans après l’enregistrement, selon l’arrêté français du 24 décembre 2025. Le règlement (CE) 1107/2009 fixe un minimum européen de 3 ans. Les durées applicables aux autres justificatifs dépendent de leur propre régime : il ne faut pas les déduire automatiquement de celle du registre.
Quelles sanctions en cas de registre phyto absent ou non conforme ?
L’absence ou l’incomplétude du registre peut être relevée lors d’un contrôle officiel et avoir des conséquences propres au texte ou au cahier des charges concerné. Le montant d’une sanction ou l’effet sur une aide dépend du manquement constaté et du régime de contrôle. Cette page ne remplace pas la décision de l’autorité compétente.
Le registre phyto est-il contrôlé, et par qui ?
Oui. Les contrôles sont réalisés par les SRAL (Services Régionaux de l'Alimentation, rattachés aux DRAAF), dans le cadre de la conditionnalité PAC (via l'ASP / TELEPAC), lors des audits de certification (HVE, AB, GlobalGAP) et par les agents de l'OFB sur le volet protection de l'eau. Un contrôle peut être inopiné. Avoir un export PDF daté, prêt en quelques secondes, change tout face à un inspecteur.
Comment Agriia tient le registre phyto automatiquement ?
Tu déclares l’intervention et tu valides les champs proposés. Agriia rapproche le produit du référentiel e-phy et prépare un export lisible. Agriia calcule un indicateur IFT à partir de la dose appliquée, de la dose homologuée e-phy disponible et de la part de surface traitée. Si la référence e-phy manque, le produit compte pour une dose pleine ; sans produit, aucun indice n’est affiché. Pour un engagement ou une déclaration, vérifie le résultat avec le référentiel officiel de la campagne. L’agriculteur reste responsable de l’exactitude du registre.
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Le registre phyto n'est qu'une pièce de ta conformité réglementaire. Sur la même logique, regarde aussi :